Jean Christophe Macquet, mon actualité littéraire ...

Trois pintes de roman policier, une bonne dose de roman historique, deux sachets de roman fantastique, quelques grammes de nouvelles, cinq gouttes de poésie, et des litres d'informations classées ou en vrac... sur moi, sur d'autres, sur le foot... etc ...

04 décembre 2007

quelques poésies inédites ...

Peut-être seront-elles éditées un jour, peut-être pas ...

Elles sont extraites d'un recueil d'une trentaine de textes, intitulé "Fin de loup" qui, comme le titre l'indique, évoque le loup sous toutes ses coutures en insistant tout de même sur le côté victime de l'animal...

Le premier texte évoque bien évidemment la Bête du gévaudan qui n'était pas un loup mais certainement un sadique qui se faisait passer pour tel. Le second est sans commentaire. Le troisième aborde le mythe du loup-garou et fait allusion au Satyricon de Pétrone. Le quatrième évoque un jeune loup affamé, le cinquième la montagne défigurée et le dernier la sélection naturelle.

La plus belle fille du Gévaudan

Pourquoi l’ai-je croqué ?

Mais je ne l’ai pas croqué,

c’est son amant !

Tout du moins celui qui voulait le devenir,

comme il souhaite devenir Evêque.

Plus tard.

Un beau métier,

représenter le diocèse aux Etats Généraux.

C’est lui, je l’ai vu,

j’étais embusqué,

je guettais la fille mais pas pour les mêmes raisons.

Enfin, il ne l’ a pas vraiment croqué.

Il était une bergère !

Il voulait, elle ne voulait pas

il l’a étranglé et troussé son jupon !

Puis seulement ensuite

il l’a croqué.

Curieux pour un futur pape.

Evidemment c’est encore pour ma pomme !

Bouc émissaire

L’homme est un loup pour l‘homme.

Il faudrait plutôt écrire :

L’homme est un homme pour le loup,

l’homme est un homme pour le laid,

l’homme est un homme pour le lent,

l’homme est un homme pour le lard,

l’homme est un homme pour

celui d’en bas,

le différent.

L’homme est un homme pour

l’individu oméga

l’homme est un homme pour l ’homme,

l’homme est un homme pour la femme,

L’homme est parfois un bouc…

Un bouc émissaire…

Un loup …

Nicéros

Etrange compagnon de voyage.

Légionnaire permissionnaire,

égaré,

loin de son campement.

Au chant du coq,

la lune brillait comme en plein midi.

Inquiétante métamorphose

au milieu des sarcophages

invraisemblable pas de danse

tunique pétrifié par la peur

Intellexi illum

versipellem esse … 

Faim de loup

La faim fait sortir Jean Loup Dubois.

A la sonnerie,

vers la cantine.

Faim pantagruélique,

estomac qui gronde.

Il a les crocs, le gars Dubois.

Il court vers son destin,

tel un prédateur.

Prédestination.

Porter un tel prénom.

Il a dévoré sa gomme

déchiqueté son crayon.

Il se ronge les ongles

Jusqu’au sang

Il se ronge les sangs

Jeune homme en sa croissance,

a un loup en la panse.

Vacances en montagne

Pra – Loup,

Le pré du Loup.

Incisives dressées vers le soleil

Mégalithes de béton

Qui déchirent les nuages.

Molaires d’acier sur chenilles

qui laminent et broient

la croûte du temps.

Virginité souillée

virginité aplanie

solitude que l’on brise.

Termitières éphémères

les portes s‘ouvrent

aux premières neiges.

Papillotte

Loup de mer

aux dents acérées

petit monstre des mers.

Revers de la médaille,

sélection naturelle

destinée biologique.

Je l’ai découpé au couteau

tranché la tête

sectionné la queue.

Je lui ai ouvert le ventre

arraché la colonne vertébrale

cuit au four, fenouil et vin blanc.

Il n’a pas crié.

Dieu sait ce qui nous arrivera

un jour.

Posté par JCMacquet à 08:41 - Quelques poésies inédites - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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